03 février 2008

 

Vive l'argumentaire fédéraliste

On a eu droit au passage de Stéphane Dion à TLMEP ce soir.

Drab, tellement drab cet homme là! Il essaie d'être sympathique, d'avoir un petit côté amusant, mais rien ne fonctionne. C'est comme un mini-wheat tranché au couteau, dont on aurait jetté le côté sucré aux ordures.

Il explique qu'il a déjà été souverainiste, membre du PQ et qu'il faisait du porte-à-porte pour Louise Beaudoin. Il explique qu'il tentait de gagner des argumentaires contre son père et que pour y arriver, il a épousé plusieurs courants politiques.

Sa phase marxiste a duré 24 heures, sa phase souverainiste, plus longtemps.

Sa conversion vers le côté obscur de la force (Ne croyez pas que je suis un freak de Starwars SVP!) a eu lieu un soir de porte-à-porte. Il a frappé à une porte, l'homme lui a dit "Tu es un séparatiste?" et l'a invité à entrer pour discuter.

Quelques heures plus tard (et des rhum and coke plus tard aussi), il a donné raison à l'homme, qui était fédéraliste.

Mais il ne se rappelle pas des arguments qui l'ont fait changé d'option.

On savait que l'argumentaire fédéraliste était faible, mais pas à ce point!

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22 août 2007

 

Les gars des comm!

Les gars des comm (et les filles des comm, beaucoup plus nombreuses dans la profession) sont une espèce essentielle dans toute organisation d'envergure. Ils permettent de véhiculer des messages importants mais surtout d'augmenter la visibilité et la notoriété d'une entreprise. Grâce à eux (ou à cause d'eux), survient parfois des changements importants dans l'opinion publique.

On peut faire de nombreuses analogies entre les gars des comm et les militaires. Entre-autre, les deux disposent d'un arsenal important qui, laissé entre des mains non-expertes, peuvent devenir dangereuses. Bien sûr, les armes des gars des comm ne sont pas léthales, mais elles peuvent tout de même scrapper rapidement la réputation d'une entreprise.

Je sais très bien que certains moyens de communication doivent être utilisés avec retenue, voire en dernier recours. Je suis moi-même un gars des comm!

Un communiqué de presse, une entrevue à la radio, une conférence de presse, c'est des outils faciles à maîtriser et les risques de dérapage sont très modérés. Mais c'est loin d'intéresser les médias. C'est pourquoi parfois il faut y aller avec plus d'agressivité.

À ce moment-là, offrir la possibilité à un journaliste de s'immerger dans le sujet, c'est l'idéal. Ça donne des belles images et, si on travaille bien, ça ne parait pas trop "arrangé" lorsque ça se retrouve dans les médias. Mais cette méthode est à utiliser avec beaucoup de retenue. Le moindre accroc peut prendre des proportions importantes, et faire déraper la ligne de communication que l'on souhaitait transmettre.

Tout ça pour dire que je n'aimerai pas être à la place de l'officier en charge des relations publiques de l'Armée canadienne qui a autorisé la participation de Patrice Roy et de son caméraman à une mission sur le terrain des gars du 22ème. L'objectif: montrer l'importance de la mission canadienne, quelques heures après le décès d'un premier soldat de Valcartier.

Pourquoi? Parce que la couverture médiatique sur les 2 plus récentes victimes canadiennes en Afghanistan va prendre des proportions hors de l'imaginable. D'ailleurs, c'est déjà commencé avec le point de presse de Radio-Canada retransmis en direct à heure de grande écoute.

Le débat sur la présence du Canada en Afghanistan était déjà en train de se pourrir. Dans les prochaines heures (en fait depuis 18 heures ce soir), le freak-show commence.

Le débat public, les soldats en poste en Afghanistan et leur famille n'avait vraiment pas besoin de ça. Mais pour les dirigeants canadiens, ceux-ci entrent très peu en ligne de compte.

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21 août 2007

 
Loin de moi l'idée de m'inscrire dans le courant de ceux qui voient une conspiration dans le déroulement du sommet des leaders nords-américains à Montebello.

Mais j'entends notre PM se moquer des opposants ainsi:

Une (entreprise) en particulier nous a dit: «vous savez, les règles pour les jellybeans — elle fabrique des jellybeans — les règles qui régissent le contenu des jellybeans au Canada sont différentes de celles des États-Unis. Ils doivent donc avoir deux inventaires différents. Est-ce que la souveraineté du Canada sera menacée par une normalisation de la fabrication des jellybeans? Vous savez, je ne pense pas. M. Dion pense que oui, mais pas moi.

Est-ce moi qui ne comprend pas l'essence des négociations internationales? Déplacer le POTUS pour discuter de la liste d'ingrédients des jellybeans, est-ce vraiment logique? Quelques fonctionnaires n'auraient-ils pas pu trouver une solution satifaisante au problème, majeur il faut le dire, de cet industriel?

À citer des exemples aussi boiteux et stupides, au lieu de nous faire vraiment état des discussions qui ont eu lieu, Harper fait peut-être la démonstration qu'il y a vraiment des choses à cacher derrière les portes du PSP.

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19 août 2007

 

Les soldats seront troubadours

Dans les dernières semaines, je n'ai pas ou peu commenté le départ des soldats de Valcartier pour l'Afghanistan. Pourtant, j'ai grandi au nord-ouest de Québec. Des militaires j'en ai eu comme voisin ou comme papa de certains amis lorsque j'allais à la petite école. Mon grand-père est également un Ancien combattant, toujours fier plus de 60 ans après, d'avoir servi lors de la deuxième guerre mondiale.

J'ai moi-aussi mon opinion sur la présence canadienne en Afghanistan. Mais une opinion nuancée, qui utilise une palette de gris plutôt que seulement du blanc ou du noir. J'ai trouvé, dans les dernières semaines, que le débat avait, encore une fois, pris une mauvaise tournure à Québec. Avec une position nuancée, nous sommes devant ceux qui sont contre la présence militaire "des idiots qui ne voient pas les implications de Bush dans la décision canadienne". Et nous sommes devants ceux qui sont pour la présence militaire canadienne "des idiots qui ne supportent pas leurs soldats et leur combat pour la démocratie et qui souhaitent leur retour dans un bodybag".

Mais nous commençons à être habitué à cette polarisation de l'opinion publique à Québec. Et c'est bien dommage que l'on s'habitue à ça au lieu de tout faire pour permettre la discussion et la recherche du juste-milieu.

* * *


J'ai assisté hier soir au concert au crépuscule de l'orchestre du 22ème régiment au Fort numéro 1 de Lévis.

Vers la fin de la soirée, lors de la procession des flambeaux aux couleurs des Anciens combattants, le chef a choisi "Quand les hommes vivront d'amour" comme pièce musicale.

Quand les hommes vivront d'amour,
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts, mon frère
Quand les hommes vivront d'amour,
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours,
Mais nous nous serons morts, mon frère
(paroles complètes ici)

Tout ce que je souhaite, c'est que parmi nos soldats, la majorité souhaite devenir un jour troubadour. Mais j'ai peur que, à l'image de nos dirigeants, c'est plutôt le côté Rambo et l'aspect "Cassons du musulman" qui l'emporte.

* * *

J'ai écrit la première version de ce texte samedi soir, avant d'apprendre qu'un premier soldat du 22ème était décédé en Afghanistan. Je souhaite tellement que cette mort ne se transforme pas en cirque et qu'elle ne devienne pas un symbole "pour" ou "contre" la présence, mais qu'elle demeure ce qu'elle est : un moment horrible pour les proches.

Mes pensées sont avec la famille.

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07 août 2007

 

Ils sont de retour!

Aujourd'hui, sur la page d'accueil de Cyberpresse, on apprend que le Parti Rhinocéros tente un retour sur la scène politique.

On se rappelera que ce parti est disparu en 1993, faute d'avoir présenté 50 candidats. En fait, ils protestaient contre le dépôt de 1000 $ pour se présenter.

Ce parti a présenté plusieurs vedettes au cours des ans, notamment Michel Rivard, Gaston Miron et Pascale Bussière. Vous en apprendrez davantage sur Wikipédia.

Dans l'article d'aujourd'hui, on apprend que le Parti Rhinocéros était "une formation iconoclaste reconnue pour ses promesses loufoques ou absurdes et ses candidats extrêmement colorés".

C'est une bonne idée de revenir sur la scène politique alors. L'Action démagogique du Québec a connu d'excellents résultats avec le même plan de match lors des élections du 26 mars dernier!

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15 mai 2007

 

Rire de Duceppe

Depuis samedi dernier, vers 18 heures, il semble de bon ton, dans les rangs fédéralistes, de rire de Gilles Duceppe.

Il fallait s'y attendre. D'ailleurs, pour avoir tenté de forcer le jeu, Duceppe ne mérite pas ma sympathie.

Cependant, lorsque Stéphane Dion s'en mêle, je vire rouge (rouge fâché, pas rouge libéral!). En effet, il déclare que "annoncer sa candidature à une course à la direction sous-entend que la décision a été mûrie" et ajoute que "un candidat ne devrait pas se récuser dès que la partie s'annonce difficile".

Je pose la question à ce grand champion international de course des courses au leadership. On fait quoi lorsqu'on se rend compte qu'une candidature d'un adversaire est meilleure? On fait des alliances, on profite des règles bidon d'élection avec délégués et on passe devant le meneur, en dépit du gros bon sens? On fait tout pour gagner et on se crisse du parti?

Il devrait pouvoir nous répondre, car c'est exactement ce que Stéphane Dion à fait le 2 décembre dernier.

Alors, ses conseils sur les courses au leadership, il peut bien se les mettre où je pense!

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14 octobre 2006

 

quel beau samedi!

Je me lève ce samedi matin. Je me dirige vers l'ordi pour prendre les plus récentes infos. Et je vois ceci :

Les Conservateurs perdent de la vigueur

Les appuis aux conservateurs de Stephen Harper ont piqué du nez dramatiquement au Québec au cours des dernières semaines. C'est ce que révèle un sondage EKOS-La Presse-Toronto Star. La chute serait tellement forte au Québec que le Parti libéral aurait réussi à dépasser le Parti conservateur dans les intentions de vote. Les conservateurs n'obtiendraient que 17% d'appui au Québec, contre 21% pour les libéraux. Le Bloc québécois, en première place, recueille 44% de la faveur populaire alors que le NPD obtient un peu plus de 8%. Au niveau national, les résultats ont très peu changé depuis les dernières élections générales.


http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2006/10/20061014-073950.html

Ça m'assure de passer une belle journée, avec un grand sourire!

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21 septembre 2006

 

Un deuxième succès impossible

En janvier 2006, les Conservateurs ont pu remporter les élections grâce à une campagne menée de main de maître. Tout au long des élections, il n'y a pas eu de déclarations contreversés en provenance d'obscures candidats, ou de candidats reconnus pour leurs prises de position radicales.

L'équipe qui entourait Stephen Harper était impitoyable là-dessus. Et les résultats ont été plus que probants.

Mon ami Claude et moi avions déjà discuté de la difficulté de reprendre ce scénario. Nous nous entendions sur le fait que lors de la prochaine élection, les députés qui auraient pris du gallon, notamment en occupant un siège de ministre, se laisseraient difficilement museler par le war room de Harper.

Et ça commence. Ce soir, Daniel Petit, le député de Charlesbourg, fait la une de Cyberpresse(C'est ici pour l'article). C'est de l'amateuriste total de sortir une telle déclaration quand l'ensemble de la classe politique québécoise déchire sa chemise sur la place publique pour le même dossier...

Daniel Petit est l'exemple type du poteau d'élection, celui qui est destiné à servir de chair à canon. Mais parfois, la politique nous réserve de bien drôles de surprises. Et c'est ce qui c'est produit quand Richard Marceau a perdu ses élections.

Gageons que dans les hautes sphère du parti, on aurait préféré perdre quelques comtés plutôt que de se ramasser avec ça...

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03 août 2006

 

Un gouvernement déjà en sursis?

Depuis quelques semaines, le PM Harper s'embourbe dans le conflit entre Israël et le Liban. Au-delà des déclarations qui ont choquées, Harper a été confronté à deux affreux hasards: la mort de 8 membres d'une famille montréalaise et le décès d'un observateur canadien de l'ONU.

Rapidement, les effets sur l'opinion publique se sont fait sentir. Harper a été désavoué par une vaste majorité des acteurs politiques et communautaires. Les lettres d'opinion se sont multipliées dans les médias.

Puis, les sondages ont commencé. Tout d'abord pour vérifier l'adhésion des Canadiens aux prises de position des Conservateurs. Et ensuite pour vérifier les intentions de vote.

Le Décima de ce matin indique d'importants mouvements dans l'opinion des Canadiens et des Québécois.

Une quasi-égalité coast-to-coast, une forte avance libérale en Ontario, et une descente en troisième position pour les Conservateurs au Québec. Et tout ça pendant une période de l'année pendant laquelle les gouvernements en place gagnent habituellement en popularité.

Ajoutez à la crise libanaise le reglèment du déséquilibre fiscal, les corps des soldats canadiens qui reviennent dans des bodybag, le plan de lutte contre le réchauffement planétaire, et vous obtiendrez un beau bourbier. Sans compter les élus de la région de Québec, quasiment les seuls représentants de la province au sein du caucus ministériel, qui semblent jouer une partie de cache-cache.

Dans quelques mois, le PLC se dotera d'un nouveau chef, qui sera sans aucun doute un Ontarien. Celui-ci aura toute la légitimité de placer son équipe, et de déplacer les éléments pouvant être associés à la corruption du gouvernement Chrétien. Ceci ne pourra que contribuer à augmenter la popularité de ce parti dans cette province, qui compte près du tier des députés au Parlement canadien.

Et au Québec, il pourrait être difficile de faire oublier les fortes différences idéologiques qui ont été révélées par les récents événements. De plus, les Conservateurs ont tellement répèté aux Québécois l'importance de faire parti du gouvernement... que diront-ils lorsqu'ils se dirigeront à toute vitesse vers l'opposion lors du prochain scrutin?

L'intermède entre 2 gouvernements libéraux sera-t-il de courte durée? Je crois que oui. Et le résultat de la prochaine élection montrera, plus que jamais, la fracture idéologique entre les 4 grands blocs canadiens.

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